Oil Slick

by Bachar Mar-Khalifé

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about

OIL SLICK a tragic event always accidental, has taken on the status of a common noun.
This is also the title Bachar Mar-Khalifé has chosen for his debut album. Born in Beirut, Bachar left Lebanon for France at the age of six.

He grew up listening to the voice and Lebanese compositions of his father (Marcel Khalifé). After training with Abd Al Rahman El Bacha, he went on to the Boulogne Conservatoire, where he gradually gave form to his singular approach to piano and percussions, alongside fellow students Rami Khalifé of course (his brother, piano), but also Aymeric Westrich (drums, synths) and Alexander Angelov (bass, backing vocals), who all took part in the elaboration of Oil Slick.

With Oil Slick, it is as a singer-composer that Bachar (percussions, piano, synths) takes stock – on the social, political and passionate level – of the world as it is today.
Six tracks, six musical snapshots!

credits

released 27 September 2010

Music & Lyrics by Bachar Khalifé
Recorded and mixed in Paris by François Baurin at Splendid recording studio
Mastered by Alexis Bardinet at Globe Audio
(p) & (c) 2010 Nagam Records & InFiné

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Bachar Mar-Khalifé Utopia, Texas

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Track Name: Progeria
LYRICS :

كان، يا ما كان
في قديم الزّمان
طفل زغير، مهضوم كتير
سَمُّوه زوزو التّعبان

كان، يا ما كان
يلعن دين هالزّمان
وجّو غار، من الختيار
وخَتيَر قبل الأوان

زوزو التّعبان،
بغنى عن التَّعريف
فجأة، ومدري كيف
سمُّوه زوزو الظّريف

كان، لَمَّا كان
لا كان عِندُو أحلام
وحدو كان، وحدو مات
أنا زوزو الفرحان
Track Name: Distance
LYRICS :

خِدني على جنِّة بعيدِة
وصِّلني، شِفّتَك بشِفّتي، اغمرني
خِدني على جنِّة هلكي
خِدني، خِدني،
وتركني
Track Name: Around the Lamp
LYRICS :

ليه، ليه،
ما اتوقِّف
كَمِّل، كَمِّل
حَبَّيْت كتير

طَعْمِة مِلح
اسقيني
اتمدَّد
حبَّيتك كتير
Track Name: Marée Noire
Bachar Mar-Khalife - Marée Noire, extract from "Oil Slick"


" Tu me dégoûtes, je t'en veux pauvre inconscient... noyer tes désirs dans des chairs incertaines".

J'ai la bouche sèche, mais je ne boirai pas. J'ai la bouche très sèche. J'ai soif. Mais je ne boirai pas avant d'avoir fini cette lettre.
Je la dégoûte. Dégoûte. Dégoût. Enlever le goût. Égout. Sale. Impropre. Ne méritant plus même la vie. Ordure. Moins que tout. Sac a merde.
Qu'il est difficile de lire ça. Et combien il sera difficile de le relire a chaque fois que je le relirai.
Je m'en veux. Je ne sais pas pourquoi exactement, mais je m'en veux terriblement. Je pense aux samouraïs. A leurs coutumes. Au Seppuku. Grandiose.
J'ai cogne le mur très fort avec les deux poings. Je l'ai cogne pendant longtemps, jusqu’à a épuisement.
Elle m'en veut. Je m'en veux. Je m'en veux parce qu'elle m'en veut. Parce que je n'ai pas le droit qu'elle m'en veuille. Ça ne se fait pas. J'ai tellement soif.
Elle m'en veut et je comprend même qu'elle s'en veuille de me connaître. Pauvre inconscient. Moi. Je suis pauvre. Pauvre et con. Elle m'en veut parce que je suis un pauvre con. Un minable. Misérable. Et inconscient. Qui n'a pas de conscience. Qui provoque le mal autour et en lui, même malgré lui.
Noyer. Tuer. Enlever la vie. Noyer, tuer lâchement. Peut-être même vendre mes désirs. Désirs. Pêchés et châtiments. L'envie, la luxure, la gourmandise. Le mal pour le mal. Le désir. Les désirs. Mes désirs. Et les miens seulement. Un criminel. Un violeur. Ou un baiseur a la con. Un baiseur a la con qui prend plaisir dans des chairs incertaines. Dans des putains. Dans des chairs mortes et étrangères. De couleur noir et jaune. Des chairs incertaines. Des âmes incertaines.
Voila ce que j'ai lu de toi, mon ange.
Je m'en veux, encore. Je n'ai presque plus soif. J'ai le souffle coupe et la mâchoire serrée. Toutes ces années où il n'a jamais été question de plaisir, ayant le seul désir de trouver le calme, la paix, la sérénité. Ayant pour seul désir de te trouver. Toi. Le désir d'effacer tout le reste. Tout le reste qui aujourd’hui péniblement me dégoûte. Je n'ai pas désire ce tout le reste. Je l'ai subi. Vécu. Entièrement. Que me reste-t-il de tout cela. C'est le jour où je t'ai nommé que j'ai respecte mes désirs, et que j'ai accepte la présence. Ce matin, j'ai fait vibrer les peaux de mes instruments. Je les ait faites vibrer après avoir de mes mains caresse la tienne de peau. J'ai compris ce qu'était une main sur une peau. Tu leur avais donné vie à ces peaux. Tu leur avais offert la vie. Et tu m'as nomme a ton tour. Je te devais la vie. Cet après midi, elles me dégoûtent. J'ai l'impression qu elles m'ont trompe elles aussi. J'ai l'impression que ce matin, j'ai noyé mes désirs dans leurs chairs incertaines. Jusqu’à demain, je ne boirai pas. jusqu’à demain je cognerai le mur. Jusqu’à demain le sabre s'enfoncera dans ma chair impure. Jusqu’à a quand m'en voudras tu, et jusqu’à quand vais je te dégoûter, mon ange, mon amour.
Track Name: Democratia
LYRICS :

ما بَدنا ياه يظلُمنا
ولا بَدنا ياه يحكمنا
ما بَدنا ياه يقرطنا/يحرمنا
ولا بدنا ياه يؤمرنا

بَدنا ديموقراطيّة، بَدنا ديموقراطيّة
بَدنا بدنا حرِّيّة لكلّ الشّعب الإِدامي
Track Name: NTFntf'
Never to forgive
Never to forget